1 | Forte accélération de l’inflation
La hausse des prix a excédé les attentes des analystes

2 | Concentration des tensions sur les prix
La majorité de l’accélération est expliquée par le retour de la mobilité

3 | Persistance de la désinflation
Nous n’observons aucune tension sur les salaires et les loyers

  • Comme annoncé la semaine dernière, l’inflation a surpris les économistes. Sur les trois à six prochains mois, celle-ci devrait continuer à flirter avec les records des 3 dernières décennies. Son accélération par 4,2% sur un an était attendue par les analystes même si supérieure aux attentes. La surprise la plus significative est surtout venue de l’inflation sous-jacente calculée en excluant les prix de l’énergie et de l’alimentaire. Celle-ci a atteint 3% sur un an. Un niveau sans équivalent depuis 25 ans et l’année 1996.
  • Après la forte hausse du prix des matières premières, de nouvelles tensions sont donc observées sur de nombreux marchés. Celles-ci devraient perdurer durant l’été. Un tiers de la hausse est expliquée par l’envolée du prix des véhicules d’occasion de 10% en avril. Celle-ci se poursuivra au moins jusqu’en juillet prochain en raison de la forte demande sur le marché. Par ailleurs, plus du quart de l’accélération des prix est expliquée par le retour de la mobilité aux États-Unis. Le mois dernier, le prix des locations de véhicules a ainsi augmenté de 16% à l’approche des vacances d’été, tandis que les prix des tarifs aériens, de la billetterie pour les évènements sportifs et des hôtels ont progressé de 10%.
  • Pour autant, il ne faut pas céder à la panique. Les surprises se poursuivront cet été mais toutes ces hausses des prix resteront transitoires car liées à des effets de base sur un an. Les prix actuels sont comparés à ceux d’avril 2020 durant une période déflationniste et de contraction de l’activité liée à la pandémie. Ces 6 prochains mois, l’évolution des prix à la production restera un élément à suivre. Mais à 12-24 mois, la hausse des prix des biens concernés par des pénuries s’ajusteront à la baisse. Sur cet horizon, les salaires, les loyers et les prix dans les services seront des déterminants plus significatifs pour déterminer le niveau de l’inflation. Actuellement, aucune tension n’est observée pour ces trois facteurs. Une reprise de la tendance désinflationniste des précédentes années reste donc le scénario le plus probable.

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Arthur Jurus
Chef économiste
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