1 | Une conjoncture au plus haut depuis 40 ans
La FED n’ajustera pas son taux directeurs malgré la vigueur de la reprise économique

2 | Divergence entre la FED et les investisseurs
Les taux réel de court-terme ont plus d’effet sur la monnaie que les taux de long-terme

3 | Perspectives défavorables au dollar
Les indicateurs fondamentaux, institutionnels et financiers soutiennent sa dépréciation

  • Le nouvel objectif d’inflation de la Réserve Fédérale Américaine sera rapidement testé. La décision de cibler une inflation moyenne de 2% a justifié le maintien du taux directeur au moins jusqu’en 2024. Une passivité qui contraste avec les nouvelles prévisions de la banque centrale. La croissance de l’économie en 2021 a été révisée en hausse de 4,1% à 6,5%, un niveau jamais observé depuis 1984 et le Président Reagan. Tandis que le taux de chômage pourrait tutoyer les 3,5% en 2023, un plus bas historique depuis 1968 et le Président Johnson. Dès le second trimestre, les taux réels américains à court terme seront au mieux équivalents aux taux européens et suisses.
  • De manière surprenante, la FED a précisé de ne pas avoir estimé l’effet d’un excès d’inflation sur son économie. Dit autrement, les alchimistes des banques centrales poursuivent leurs expérimentations. Celle de 2021 vise désormais à poursuivre la course aux rachats d’actifs malgré une inflation qui ne le justifierait pas. La FED est méfiante sur le caractère durable de la reprise et ne souhaite pas réagir à l’amélioration de ses prévisions économiques. Cette approche contraste avec celle adoptée par les intermédiaires des marchés qui attendent une hausse du taux directeur au second semestre 2022. Il en résulte une différence qui maintiendra stable les taux de court terme. Si le taux 10 ans a progressé de 100 points de base depuis août 2020, le taux 2 ans…n’a pas bougé.
  • Ces annonces sont négatives pour le dollar américain. D’une part, les fondamentaux soutiennent la baisse du dollar : les parités de pouvoir d’achat indiquent sa sur-appréciation, tandis que les niveaux et les écarts de taux de court-terme lui sont défavorables. D’autre part, les facteurs institutionnels, tels que les déficits jumeaux, sont négatifs. Le déficit fédéral atteindra 15% cette année et le déficit commercial de 68 milliards est à son plus bas historique. Par ailleurs, la demande des banques centrales étrangères en dollars progresse mais à un rythme insuffisant pour stimuler le dollar. Enfin, les facteurs de marché soutiennent sa dépréciation : la corrélation entre le différentiel de taux de long-terme et le dollar est désormais nulle, la volatilité est faible, les investisseurs sont vendeurs nets de dollars et le momentum reste négatif. Des déterminants qui pourraient être remis en cause par le nouveau plan budgétaire. La demande de dollars par le Trésor américain triplera par rapport au niveau de début d’année. L’effet sur le dollar dépendra de la hausse ou non des rachats d’actifs par la FED. Cela se tiendra donc…à une poignée de dollars supplémentaires.

Ce qu’il faut retenir de cette semaine

Les chiffres clés

Ce qu’il faut regarder la semaine prochaine

Publications macroéconomiques

Information importante

Le présent document de marketing a été préparé par Landolt & Cie SA. Il n’est pas destiné à être distribué, publié ou utilisé dans une juridiction où une telle distribution, publication ou utilisation serait interdite, et ne s’adresse pas aux personnes ou entités auxquelles il serait illégal d’adresser un tel document.
Cliquez-ici pour en savoir plus
Arthur Jurus
Chef économiste
Inscrivez-vous