1| Passivité de la FED
La FED n’augmentera pas ses taux avant 2023

2| Attrait des producteurs de matières premières dans l’OCDE
Leur politique monétaire se normalisera plus rapidement

3| Préférence pour le NOK et le CAD
La Norvège et le Canada bénéficieront de l’environnement macro-financier

  • Ce mercredi, la FED a confirmé que les taux n’augmenteraient qu’à partir de 2023. Le marché du travail ne se normalisera que graduellement, tandis que l’inflation actuelle de 5% est transitoire et temporaire. Si cette dernière a été révisée en hausse de 2,4% à 3,4% pour cette année, les prix décélèreront à 2,1% dès 2022. La passivité de la Réserve Fédérale et son engagement à être « crédiblement irresponsable » ont finalement convaincu les investisseurs. Ces 4 dernières semaines, les anticipations d’inflation à 5 ans ont diminué de 30 points de base. Cela soutiendra la dépréciation du dollar : une plus forte inflation avec la stabilité des taux de court-terme implique des taux réels USD plus faible. Un facteur qui s’ajoute à la hausse des déficits jumeaux et à la surévaluation du dollar selon les parités de pouvoir d’achat.
  • Cet environnement est favorable aux devises des producteurs de matières premières de l’OCDE. Ce, en l’absence d’une reprise dynamique dans la zone euro. A court-terme, les problèmes d’approvisionnement, la faiblesse des stocks et la rigidité des capacités productives continueront à soutenir le prix des matières premières, ce qui augmentera leur balance courante. Leur politique monétaire se normalisera avant les grandes économies, ajoutant à leur attractivité un carry positif. L’excès de revenus extérieurs accentuera l’inflation et nécessitera une hausse des taux. En outre, de fortes sorties de capitaux en réaction au durcissement de la politique de la FED est peu probable avant 2023. Enfin, à moyen terme, les plans d’infrastructures créeront un choc de demande positif. L’offre souffre du sous-investissement passé. Cette situation n’est pas prise en cause dans les prix futurs du baril de pétrole.
  • Deux devises bénéficieront de cette dynamique. La couronne norvégienne (NOK) est bien orientée contre l’EUR, l’USD et les autres devises productrices de matières premières. La NOK est très pro-cyclique et sous-évaluée de 23%. Son système bancaire a vu son taux interbancaire diminuer en raison des niveaux élevés de liquidités, ce qui a limité son appréciation malgré l’accélération du prix du pétrole. La hausse du taux en septembre prochain, annoncé par la Banque centrale, devrait servir de catalyseur à la NOK pour alimenter un cycle d’appréciation. Enfin, le dollar canadien est soutenu par le prix du pétrole et le déconfinement de son économie. La forte inflation aux Etats-Unis explique l’augmentation du différentiel de taux à 2 ans corrigé de l’inflation, soutenant des positions acheteuses nettes sur le CAD/USD.

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Arthur Jurus
Chef économiste
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