Tendance de long terme – Digitalisation

La crise que nous avons vécue a accéléré la transformation Numérique. Parmi les bonnes surprises, le télétravail était une des solutions technologiques nécessaires pour respecter la distanciation sociale au travail, tout en améliorant la productivité du travail. Pour une entreprise, adopter le travail à distance pour 20% de ses employés permettait d’augmenter le temps de travail de 1,5% à effectif constant.

En Suisse, un tel dispositif favoriserait une activité économique plus importante. Plus d’un actif sur trois consacre une heure quotidienne à ses déplacements entre son domicile et son lieu de travail. Cela représente une hausse du temps disponible de 12% utilisée…pour travailler davantage selon les principaux intéressés. Celui-ci représentant 67% des coûts de production en Suisse, une augmentation de 1,5% du nombre d’heures travaillées créerait ainsi 1 point de PIB supplémentaire!

Cette solution illustre les effets positifs de la transformation digitale sur nos économies pour relancer la productivité au travail. D’ici 2030, plus du quart de l’activité mondiale sera tributaire du numérique et de la digitalisation. Travailler à distance et se former à distance pourraient devenir une normalité. Les Nations Unies ont ainsi intégré le digital comme un objectif de long-terme au service des populations et de la hausse du niveau de vie. Il convient donc aussi d’en limiter les risques économiques, géopolitiques et sociaux. D’abord économique car la bipolarisation du monde digital va s’accentuer entre les «GAFAM» américains (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) et les «BATX» chinois (Baidu, Alibaba, Tencent, Xiaomi). C’est également un risque géopolitique car la valeur de l’information devient un enjeu d’intelligence économique. Ne nous y trompons pas, les tensions sino-américaines révèlent des enjeux plus profonds liés aux infrastructures technologiques, comme la 5G.

À l’instar du «Nouveau Monde», il y a 500 ans, l’Univers Numérique a d’abord attiré les aventuriers libertaires, pour ensuite devenir un enjeu économique et stratégique disputé par les grandes nations. Cet espace, où nous passons désormais près de 4 heures par jour et par où transite l’essentiel des services à forte valeur ajoutée, risque de bousculer la souveraineté des Etats.

Mais la digitalisation pourrait accentuer les inégalités économiques. D’une part entre les utilisateurs et ceux ne disposant pas de son accès. La digitalisation de leur éducation et des formations mieux orientées deviendront ainsi essentielles pour limiter la fracture du numérique. D’autre part, entre les utilisateurs et les entreprises exploitant une ressource trop exploitée à nos dépens : nos données numériques! Combien coûte un utilisateur sur Facebook et combien rapporte-il? Zéro dans le premier cas, beaucoup dans le second. Des universitaires anglais ont cherché à savoir : un utilisateur accepte de se désinscrire de Facebook contre un paiement de $1000 chaque année. Constituer une patrimonialité de nos données numériques est donc possible et serait une nécessité sociale selon la Commission Européenne. Ce, pour protéger et monétiser les données des utilisateurs devenus producteurs et qui seront, demain, les nouveaux acteurs de la révolution du digital.

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Mourtaza Asad-Syed
CIO
Arthur Jurus
Chef économiste
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