1| Hausse de l’inflation en zone euro
Celle-ci restera temporaire

2| Stabilité des taux courts
Les banques centrales réagissent en priorité à la stabilité financière

3| Flux d’investissement de l’Europe vers les Etats-Unis
Ces flux éviteront un dérapage des taux  

  • L’inflation augmente en zone euro mais reste faible. Celle-ci a atteint les 2% en mai. Pour la BCE, son objectif de stabilité des prix « inférieur mais proche des 2% » est atteint mais pas encore observé sur le moyen terme. Surtout, l’inflation sous-jacente, hors énergie et alimentaire, est de 0,9% sur un an contre 1,4% en début d’année. Ce bas niveau renforce la probabilité d’une hausse graduelle et limitée de l’inflation jusqu’en fin d’année en zone euro.
  • Les banquiers centraux n’augmenteront pas leur taux directeur. Ces derniers considèrent l’inflation actuelle comme transitoire et maintiendront leur politique accommodante. La BCE réitèrera cette position jeudi prochain. Leur engagement de maintenir les taux directeurs aux niveaux actuels jusqu’en 2023 ne devrait donc pas être remis en cause pour éviter un choc obligataire. Surtout, les banques centrales ne réagissent pas à l’inflation car l’orthodoxie monétaire a évolué. La stabilité financière prime désormais sur la stabilité des prix. En Europe, cette évolution explique pourquoi la BCE a augmenté fin mai ses rachats quotidiens d’obligations de 3 à 5 milliards alors que s’amorce une reprise généralisée de l’activité européenne ! Aux États-Unis, l’incertitude liée au choc monétaire pourrait hisser le taux 10 ans américain à 2%.
  • Les investisseurs européens alimenteront les flux d’investissement vers les États-Unis. D’une part, le niveau des taux américains offre aux investisseurs européens une opportunité attractive sur la partie moyenne de la courbe des taux (3 à 7 ans). D’autre part, la stabilité des taux de court terme favorisera le renouvellement des positions de couverture ce qui permettra de se couvrir contre le risque de change. Par conséquent, ces conditions financières favoriseront les stratégies visant à emprunter du dollar à court terme pour acheter des obligations de moyenne duration. Des flux de capitaux depuis l’Europe vers les États-Unis qui permettront d’éviter un dérapage des taux, malgré les pressions inflationnistes.

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Arthur Jurus
Chef économiste
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